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Sketchnoting : commencer avec des mots et des dessins simples
Le sketchnoting est une prise de notes qui associe des mots, des formes, des dessins simples et des repères de mise en page. Il permet de représenter les idées et leurs relations sur une feuille ou une page numérique. Il n’est pas nécessaire de savoir réaliser une illustration détaillée pour commencer.
La priorité reste le contenu : ce que vous avez compris, ce qui se relie et ce qui mérite d’être retrouvé. Un dessin décoratif ne remplace pas une explication manquante. Pour votre première sketchnote, prenez un sujet court et gardez assez de mots pour que la page reste compréhensible.
Sommaire 6 sections
Ce qui distingue une sketchnote d’une carte mentale
Une sketchnote peut combiner plusieurs petites scènes, des listes, des encadrés et des flèches. Le mind mapping organise plutôt les éléments autour d’un sujet central et de branches. L’outlining construit un plan hiérarchique. Ces formats peuvent traiter une même matière avec des structures différentes.
Si vous devez surtout réviser un cours par questions, la méthode Cornell peut être plus adaptée. Pour choisir selon votre usage, consultez les techniques de prise de notes.
Un exemple : représenter les étapes d’un atelier
L’illustration de cette page est un exemple pédagogique créé pour ce guide. Elle représente un atelier en trois zones : « Préparer », « Pratiquer » et « Vérifier ». Une feuille évoque le support, une main avec un crayon montre l’exercice et une loupe rappelle le contrôle.
Les flèches indiquent un ordre de travail. Les mots portent le sens : les dessins servent de repères. Cette page serait insuffisante comme compte rendu complet d’un atelier ; il manquerait notamment le sujet, les consignes et le résultat du contrôle. Vous pouvez ajouter ces éléments sous chaque zone.
Par exemple : « Préparer : choisir un texte court », « Pratiquer : noter ses idées principales », « Vérifier : reformuler le texte sans le regarder ». Le dessin devient alors un support d’explication, plutôt qu’un assemblage de symboles.
Faire sa première sketchnote en sept étapes
- Préparer une page lisible. Prenez une feuille et un stylo, ou un support numérique que vous savez déjà utiliser. Gardez une marge et évitez de remplir immédiatement toute la surface.
- Nommer le sujet. Écrivez le titre, la source et la date si elles seront utiles à la relecture. Dans l’exemple, « Atelier » est le point d’entrée ; sur une vraie note, précisez de quel atelier il s’agit.
- Capturer les idées utiles. Écoutez ou lisez avant de dessiner. Retenez les idées qui expliquent le sujet, les exemples nécessaires et les questions encore ouvertes. Une phrase courte peut être plus précise qu’un pictogramme.
- Choisir quelques repères visuels. Un rectangle peut isoler une consigne, une ampoule signaler une idée et un point d’interrogation marquer un doute. Gardez le même sens pour un signe sur toute la page.
- Montrer les relations. Rapprochez les éléments qui vont ensemble. Utilisez une flèche pour un ordre ou un lien explicite, pas simplement pour combler l’espace. Si la relation est ambiguë, ajoutez un mot comme « puis », « cause » ou « exemple ».
- Hiérarchiser sans surcharger. Un titre plus grand, une séparation ou une couleur d’accent suffit souvent à guider la lecture. Vérifiez que le texte reste lisible et que la couleur n’est pas le seul moyen de distinguer deux catégories.
- Relire et corriger. Expliquez la page à partir de vos seules notes. Complétez une condition manquante, corrigez une attribution et distinguez les propos de la source de vos propres questions.
Quelles formes savoir dessiner ?
Des points, des lignes, des rectangles, des cercles et des flèches suffisent pour démarrer. Vous pouvez combiner un rectangle et quelques traits pour représenter un document, ou utiliser un cercle contenant « ? » pour signaler une question. Le lecteur n’a pas à deviner un symbole : ajoutez une légende si son sens n’est pas évident.
Pour un sujet technique, conservez les termes nécessaires, les valeurs et les conditions. Les simplifier dans le dessin ne doit pas les faire disparaître. Si le contenu devient trop dense, répartissez-le sur plusieurs pages ou choisissez un autre format.
Une note visuelle ne garantit pas la mémorisation
Le format peut vous aider à organiser votre page et à repérer ses éléments. Il ne permet pas de promettre que vous retiendrez tout, ni d’expliquer le travail par une opposition simple entre un cerveau « logique » et un cerveau « créatif ».
Pour étudier à partir de la note, posez-vous des questions, essayez de retrouver les réponses sans regarder et vérifiez ensuite les oublis. Pour préparer un texte à partir de plusieurs sources, vous pouvez également relier les idées avec une approche Zettelkasten plutôt que tout placer sur un seul dessin.
Pour approfondir la pratique
Mike Rohde présente cette approche dans The Sketchnote Handbook. Sa présentation associe mots, dessins et mise en page. Elle fournit un point d’entrée vers la pratique, sans remplacer l’essai sur votre propre matière.
Commencez avec un court passage. Faites une page, puis demandez à une autre personne d’en expliquer l’idée et les relations. Là où elle doit deviner, ajoutez le mot, le contexte ou le lien qui manque.