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Connaissance : définition et différence avec l’information

Une connaissance est ce que l’on sait d’un sujet, d’une situation ou d’une pratique. Elle permet de comprendre une information, d’en apprécier la portée ou de faire quelque chose. Connaître une procédure ne signifie toutefois pas que l’on sait déjà l’exécuter dans toutes les situations.

Pour s’y retrouver, séparons quatre choses souvent confondues : la donnée que l’on recueille, l’information qui lui donne un contexte, la connaissance qui permet de l’interpréter et la décision que l’on prend. Cette distinction est un repère pratique, pas une définition unique valable dans toutes les disciplines.

Sommaire 4 sections
  1. Donnée, information, connaissance : un exemple simple
  2. Connaître un fait, une personne ou une manière de faire
  3. Une connaissance est-elle toujours certaine ?
  4. Comment une connaissance devient-elle utilisable par d’autres ?

Donnée, information, connaissance : un exemple simple

Prenons une situation quotidienne. Vous voyez « 16 °C » sur un thermomètre. Ce nombre devient plus utile si vous savez où et quand la mesure a été prise. Pour décider de votre tenue, vous mobilisez ensuite d’autres connaissances : votre activité, votre sensibilité au froid ou les variations de température attendues.

RepèreDans cet exempleCe qu’il manque encore
Donnée16 °C.Le lieu, le moment et les conditions de mesure.
InformationIl fait 16 °C dans cette pièce, maintenant.Le sens de cette mesure pour votre situation.
ConnaissanceVous savez comment cette température, votre activité et votre sensibilité peuvent influencer votre confort.Le choix que vous souhaitez faire.
DécisionVous prenez un pull.La possibilité de vérifier si ce choix convient.

Le pull n’est donc pas « la connaissance ». C’est une action choisie à partir d’informations et de connaissances, avec une part de préférence et d’incertitude. Deux personnes peuvent comprendre la même mesure et prendre des décisions différentes.

Connaître un fait, une personne ou une manière de faire

Le mot recouvre plusieurs usages. Savoir que tel document est la version validée relève d’une connaissance d’un fait. Connaître un collègue ou un lieu renvoie à une familiarité acquise. Savoir conduire un entretien ou régler un instrument relève d’un savoir-faire.

Ces formes peuvent se compléter. Une personne peut expliquer les étapes d’un entretien sans réussir à gérer une réponse imprévue. Une autre peut le faire avec aisance et avoir du mal à décrire son geste. La transmission doit alors passer aussi par l’observation, la pratique et le retour d’un interlocuteur.

Une connaissance est-elle toujours certaine ?

Dans le langage courant, nous employons parfois « je sais » pour une conviction qui reste à vérifier. Pour un travail qui engage une décision, mieux vaut préciser la source, les conditions et les limites de ce que l’on avance.

En philosophie, la connaissance fait l’objet d’analyses concurrentes. La conception traditionnelle en termes de croyance vraie et justifiée a notamment été discutée à partir des problèmes de Gettier. La Stanford Encyclopedia of Philosophy présente ce débat. Cette discussion ne se résume pas à une formule universelle attribuable à Platon.

Dans vos notes, vous pouvez déjà distinguer un fait vérifié, une interprétation et une hypothèse. « Le document a été approuvé le 3 juin » n’a pas le même statut que « cette procédure semble plus simple ». Les conserver sous une même étiquette rend leur réutilisation plus risquée.

Comment une connaissance devient-elle utilisable par d’autres ?

Un document isolé ne restitue pas forcément les raisons d’un choix ni les exceptions d’une pratique. Pour transmettre une connaissance, ajoutez le contexte d’usage, la source, un exemple et les cas où elle ne s’applique pas. Pour un savoir-faire, prévoyez aussi une mise en situation.

La gestion des connaissances organise ce travail à l’échelle d’une équipe : repérer ce qui doit être transmis, le rendre accessible et vérifier qu’une autre personne peut effectivement s’en servir.

Pour tester la distinction, reprenez une affirmation de vos notes. Quel fait avez-vous observé ? Quelle information de contexte lui donne du sens ? Qu’en déduisez-vous ? Et quelle décision reste à prendre ? Si ces quatre réponses se confondent, votre note mérite une clarification.

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